Construction d’un hôtel à insectes

Nous sortons ici du cadre de nos missions mais nous trouvons ce type d’initiative intéressante.

Dans le cadre de la création d’un potager bio, dans lequel aucun produit chimique ne sera utilisé, la biodiversité est préservée voire recherchée. En effet, de nombreux insectes sont auxiliaires de cultures soit parce que leurs larves ou eux mêmes sont prédateurs des parasites du jardin, soit pour la pollinisation. Dans cette optique, un mélange de fleurs prisées par les différentes espèces auxiliaires va être semé en différents endroits du jardin et un hôtel à insecte a été créé.

Une souche pas très esthétique a été le point de départ. Et pourquoi acheter ce qu’on peut avoir la satisfaction de faire soi-même avec des matériaux de récupération?

Aussi pour cet hôtel à insectes, les fournitures ont été:

des boîtes de conserves (récupération et recyclage!)

des bouchons de bouteilles de vin. Vous en verrez l’utilité plus tard! Comme pour les boîtes de conserves, il convient de les collecter en amont du projet sous peine de devoir organiser une soirée « raviolis » bien arrosée la veille

des crochets et des vis

une équerre pour étagère

un petit pot en terre cuite

de la ficelle

du grillage à poule (on trouve si nécessaire de petits rouleaux en jardinerie ou en supermarché, inutile d’en acheter 20m!)

-du foin, des brindilles, de la paille, un vieux pot en terre fendu par le gel (que l’on casse en petits morceaux), des pommes de pins, des écorces, du carton, des écorces de paillage, des feuilles mortes… un bon prétexte pour une promenade en forêt!

Pour abriter les perce-oreilles (ou forficules), qui sont de bons auxiliaires contre les pucerons, un pot de fleur retourné et rempli de paille, de foin ou de fibres de bois est préconisé.

Un fagot de brindilles et de foin est formé et attaché par une ficelle qui, passée dans le trou du pot de fleur, est fixée à l’équerre vissée à la souche.

Par la suite, la souche a été munie de crochets à différents endroits. Les boîtes de conserve ont été également équipées.

Etant donné l’inclinaison de la souche, on a fixé un bouchon sur certaines pour qu’elles restent horizontales une fois fixées. Les bouchons sont maintenus par des vis (pas de colles et la possibilité d’ôter le bouchon si on souhaite intervertir les boîtes une fois en place)

Restait à garnir les boîtes avec les différents matériaux: foin, brindilles, carton, pommes de pins, débris de pot, feuilles mortes…

 

… et à les fermer avec de grillage à poule, ainsi les matériaux sont maintenus et nos hôtes seront protégés des oiseaux

Une fois les boîtes fixées sur la souche, on met à terre dans les creux de l’écorce de paillage pour abriter les xylophages et on fait à la perceuse des trous de différents diamètres dans la souche.

Le résultat final

Ce sera parfait quand les fleurs auront poussé autour!!

On espère que les coccinelles apprécieront les feuilles mortes, que leschrysopes se feront un place dans un des trous ou dans le carton, que lesosmies (petites abeilles pollinisatrices) pondront dans un des trous, que lescarabes dont les larves sont dévoreuses de nombreux parasites du jardin, lesaphidius et les syrphes y éliront domicile… on propose un habitat, libres à eux d’en profiter. Nous développerons ultérieurement ces espèces auxiliaires et nous suivrons l’évolution de cet hôtel à insectes.

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